Finalement, j'ai installé Pokémon GO

Je ne bouge pas assez, c’est un fait. Comme beaucoup de gens, je suis assez sédentaire puisque je passe beaucoup de temps devant mon ordinateur, que ce soit pour travailler, ou pour jouer. Je fais bien une heure de danse (swing) et une heure d’équitation par semaine – et ça me fait un bien fou -, il faut que je bouge plus régulièrement, un peu tous les jours ce serait bien (d’où l’habitude « bouger » dans mon habit tracker).

Prendre l’air en marchant est la meilleure option qui s’offre à moi. Parfois je me dis « Si j’avais un chien cela m’obligerait à sortir tous les jours », sauf que ce n’est pas possible à mettre en pratique et donc ça reste une idée en l’air.

photo d'un ours en peluche immense dans une petite voiture jouet, il dépasse vraiment beaucoup
Métaphore de moi qui aime les grands chiens et qui prône « adopt don’t shop » vs la taille de ma voiture (entre autres)

J’ai alors repensé à une application qui motivait les gens à sortir marcher : Pokémon GO.

 

Quand Pokémon GO est sorti en 2016, c’était la folie : un jeu gratuit ne nécessitant que son téléphone portable pour attraper des Pokémons dans la vraie vie ? Trop bien, non ? À l’époque, j’avais été la grincheuse de service « Ouais mais ça fonctionne avec le GPS toujours allumé et ça utilise Google Maps donc si c’est pour transmettre à Google tous nos trajets quotidiens non merci... 😒 » (même si à l’époque, n’ayant pas connaissance d’alternatives à Google Maps, c’était quand même ce que j’utilisais pour me déplacer dans un lieu inconnu).


Or l’an dernier, en 2019, suite à un projet que j’ai réalisé dans le cadre de ma formation de développeuse web (Carte interactive de location de vélos), j’ai utilisé un outil de cartographie libre nommé OpenStreetMap. C’est un outil communautaire où chacun peut ajouter des informations intéressantes pour enrichir la carte, et cet outil n’est pas dirigé par une entreprise récolteuse et vendeuse de données personnelles (coucou Google). C’est chouette.
Toujours l’an dernier, le reportage Internet ou la révolution du partage - également nommé La bataille du libre – a été diffusé sur Arte, et m’a fait prendre conscience une nouvelle fois de toutes les données que nous (utilisateurs lambda) fournissons gracieusement aux GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et à quel point nous sommes dépendants de leurs logiciels propriétaires.

J’ai donc décidé de ne plus utiliser de logiciels propriétaires si leurs équivalents libres existent, surtout pour l’utilisation que j’en ai : pas de suite Office mais la suite LibreOffice, pas de Photoshop mais Gimp et Krita... Même si les logiciels libres sont différents et peuvent être parfois moins intuitifs que les logiciels propriétaires connus, ils sont en général gratuits là où les logiciels propriétaires se paient souvent par abonnement. Je vous encourage vivement à regarder ce reportage qui certes, peut paraître déprimant, mais est également porteur d’espoir puisque de plus en plus d’alternatives existent.
 

Je me suis donc demandée si des libristes gamers n’avaient pas créé un plugin pour pouvoir jouer à Pokémon GO avec OpenStreetMap. Je tape donc « pokemon go openstreetmap » dans Ecosia, et que vois-je ? Niantic, l’entreprise qui développe Pokémon GO, est passée de Google Maps à OpenStreetMap depuis 2017. Joie ! Je continue mes lectures, et j’apprends que pour se créer un compte sur l’application, on peut le faire par email via le club des dresseurs pokémon, via Google ou via Facebook. Vous vous doutez que j’ai créé mon compte avec une adresse email.

À ce moment-là, je franchis le pas et installe Pokémon Go depuis le Play Store. Une alternative possible aurait été de télécharger Pokémon Go depuis Aurora Store (magasin qui permet l’installation d’applications disponibles dans le Play Store sans avoir besoin de compte Google). On peut télécharger Aurora Store F-Droid (magasin d’applications open-source). J’ai découvert Aurora store cette semaine donc je ne sais pas si cela fonctionne bien en pratique.

capture d'écran de mon avatar et du pokémon copain qui m'accompagne, Chaffreux
Z'avez-vu mon Pokémon copain c'est Grumpy Cat (j'ai changé depuis)

Pour les gens qui habitent en ville, évidemment on peut détecter les PokéStops, les arènes et les Pokémons sans bouger de chez soi. Mais pour faire éclore les œufs de Pokémons, il faut marcher. Et à la fin de la semaine, on a un décompte qui dit « Tu as marché xxx km cette semaine ». L’application propose « d’activer le suivi d’exploration » pour « débloquer plus de récompenses », en gros au lieu d’avoir un suivi de déplacements sur la semaine, c’est un suivi quotidien = non merci.

Je suis tellement contente de pouvoir jouer à un jeu Pokémon, n'ayant pas de carte quand j'étais en primaire et n'ayant jamais joué à un « vrai » jeu Pokémon sur console (si vous avez des recommandations n'hésitez pas à m'en faire part 🤗).

L’inconvénient d’un compte créé chez le club des dresseurs est que régulièrement l’application n’arrive pas à se connecter audit compte, et ce n’est pas une erreur de login/mot de passe.

capture d'écran erreur de connexion à pokémon go*

Tant pis pour les jours de flemme où c'est motivant de se dire « tiens je vais aller à tel endroit histoire de comptabiliser des kilomètres pour faire éclore des œufs » ; si j’ai une raison de sortir, je sortirai sans ouvrir l'application. Ça me fera une pause d’écran. La liberté a un prix.

Rédigé par Petit Lutin Aucun commentaire
Classé dans : Les mains dans le code Mots clés : Geek, Libre

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